Vous êtes dans un village à Bali au cœur du "folklore local". On vous présente des coqs peints enfermés chacun dans des paniers traditionnels. Plus loin, un rabatteur vous invite à entrer dans une arène de fortune dans la poussière, où s'entasse une foule en transe. Au centre, deux coqs, aux lames de rasoir tranchantes ligotées aux pattes, sont jetés dans l'arène. Le combat est rapide, brutal et souvent mortel. Les lames lacèrent les chairs, le sang coule sous les cris des parieurs.
Combat de coqs
Derrière le folklore et la tradition, une réalité que le tourisme préfère romantiser. Dans certaines zones rurales, on organise des combats de coqs pour le divertissement des locaux et des visiteurs. Ils sont sources de paris illégaux ou de rituels extrêmement violents. Ces coqs portent des éperons tranchants fixés aux pattes- appelés gaffs ou ergots artificiels- subissent des blessures profondes et meurent souvent dans l'arène. Même "survivants", ils sont forcés à se battre jusqu'à l'épuisement ou la mort. Le perdant est même souvent déplumé ou scalpé.
Présentés comme une tradition culturelle immuable, ces spectacles sont en réalité une industrie lucrative qui exploite à la fois les animaux et la curiosité des voyageurs. Voyage Sauvage ne propose aucune activité liée à la violence sur les animaux.
Le moteur de la cruauté : l'enfer des paris
Derrière le paravent du folklore, les combats de coqs sont avant tout le moteur d'une économie souterraine massive fondée sur les paris d'argent. Le coq n'est plus un être vivant et sensible, mais un capital financier, un jeton de casino biologique.
La présence de touristes, séduits par l'exotisme de la scène, apporte une caution financière et morale à cette industrie, contribuant à sa rentabilité et à sa perpétuation dans des zones où elle est souvent interdite ou strictement réglementée. Ils peuvent soit assister à un combat dans l’arène, soit ils sont invités à les observer enfermés puis à les manipuler.

Derrière le "folklore", une vie de souffrance
- L'enfermement sous cloche en osier (kurungan) : On enferme les coqs individuellement sous ces paniers tressés étroits, le long des routes poussiéreuses. L'objectif : les habituer au bruit du trafic et de la foule, les désociabiliser et rompre avec tout comportement naturel.
- La coloration des plumes : Les éleveurs utilisent des sprays colorants ou des teintures chimiques sur le plumage des coqs pour faciliter l’identification, dissimuler des blessures ou tricher; certains enduisent les plumes de substances toxiques ou piments pour gagner.
- La mutilation préventive : Pour éviter que l'adversaire ne puisse s'y agripper ou se blesser trop facilement, la crête et les barbillons des coqs sont coupés à vif, sans aucune anesthésie, dès leur plus jeune âge.
- L'entraînement forcé : Ils subissent des séances de provocation pour stimuler à l'excès leur instinct de défense territoriale donc d’agressivité.
- Les ergots d'acier (gaffs) : On ligote aux pattes des oiseaux des lames de métal tranchantes comme des rasoirs, mesurant plusieurs centimètres, pour transformer chaque coup de patte en une blessure mortelle.
- Le dopage de l'ombre : Pour masquer la douleur et prolonger le spectacle malgré les blessures, des injections de stimulants, d'analgésiques ou d'amphétamines sont administrées juste avant l'affrontement.
- L'issue fatale : Le combat ne s'arrête que par la mort ou l'agonie de l'un des deux adversaires. Les survivants, gravement mutilés (yeux crevés, poumons perforés, chairs lacérées), sont souvent achevés.
La fausse excuse de la tradition culturelle
L'argument de la "tradition ancestrale" ou du "folklore local" justifie systématiquement des spectacles de sang. Pourtant, la culture n'est pas figée ; elle évolue avec la conscience éthique d'une société.
Associer le voyage à la contemplation d'une mise à mort est une déconnexion totale avec la notion de respect du vivant. Respecter une culture locale ne signifie pas cautionner la souffrance animale organisée pour le divertissement et l'appât du gain.
Que ce soit la corrida, la balade à dos d’éléphants… la tradition peut s’arrêter quand on fait souffrir un être vivant. La véritable beauté d'une culture réside dans sa capacité à grandir, à protéger les plus vulnérables et à célébrer la vie sous toutes ses formes. Et nous évoluons encore sur le droit des femmes, des minorités… L'histoire le prouve :
- En France, la célèbre dynastie du cirque Bouglione en est le plus bel exemple. En 2016, André-Joseph Bouglione, ancien dompteur de tigres, et son épouse Sandrine ont pris la décision d'arrêter de mettre en scène des animaux sauvages ou domestiques, pour fonder l'Éco-cirque.
Le coq domestique : un rôle écologique local
Le coq est la version mâle de la poule domestique (Gallus gallus domesticus), une espèce dont l'origine remonte au coq bankiva sauvage d'Asie.
- Rôle naturel : Dans un écosystème agricole ou de basse-cour traditionnel, un coq peut avoir un rôle de régulateur (consommation d'insectes, dispersion de graines) et de protecteur de son groupe. Il contribue à la biodiversité locale en tant qu'animal d'élevage.
Au delà des questions éthiques de bien-être animal vues plus haut, l'élevage et l'exploitation des coqs pour le combat ont aussi plusieurs impacts négatifs sur la conservation :
- Pression sur les ressources : L'élevage intensif de ces coqs peut consommer des ressources (nourriture, eau, espace) qui pourraient être dédiées à la protection d'espèces sauvages ou à des pratiques agricoles plus durables.
- Encouragement de la violence animale : La normalisation de la violence envers les animaux domestiques pour le divertissement peut indirectement affaiblir les efforts de sensibilisation à la protection de la faune sauvage.
- Lien avec le trafic illégal : Dans certaines régions, les réseaux de combats de coqs peuvent être liés à d'autres formes de criminalité organisée, y compris parfois le trafic d'espèces sauvages ou le braconnage.
- Absence de diversité génétique : Les coqs de combat sont souvent issus de lignées très spécifiques, sélectionnées pour la combativité, ce qui réduit la diversité génétique de l'espèce domestique et ne contribue en rien à la robustesse génétique des populations sauvages.
En chiffres
99 %
C’est le taux de mortalité des coqs de combat lors de paris professionnels (World Animal Protection)
1 milliard de $
Ce que pèse le secteur, rien qu'aux Philippines (ASPCA)
+2 500
arènes (cockpits) légalement enregistrées aux Philippines (ASPCA)
Cartographie des dérives : les zones à éviter
Même si les combats de coqs sont interdits dans de nombreux territoires, ils restent pratiqués dans de nombreuses zones rurales. Ils restent légaux dans certains pays:
- Philippines : Le leader mondial incontesté. C'est un sport national appelé Sabong. L'industrie pèse près d'1 milliard de dollars par an avec plus de 2 500 arènes légales et des millions de spectateurs (physiques et en ligne via l'e-sabong).
- Mexique : Très ancré dans les Palenques (foires traditionnelles). Le Mexique compte des milliers de clubs de combat.
- Colombie : C'est une pratique culturelle et de divertissement bien établie.
- Pérou : Les combats de coqs sont intégrés aux traditions rurales et urbaines.
- République Dominicaine : Très populaires, ils font partie du paysage local.
- Venezuela : Pratique courante dans de nombreuses régions.
- Haïti : C'est un sport national; les combats de coqs sont profondément ancrés dans la culture haïtienne.
- Équateur : C'est une pratique répandue dans le pays.
Exceptions légales (dérogations historiques) :
- Espagne : Légal en Andalousie et aux Îles Canaries
- France : Légal uniquement dans certaines communes du Nord et du Pas-de-Calais, ainsi qu'à La Réunion, en Guadeloupe, en Martinique et en Polynésie Française.
Dans le cadre touristique, voici les destinations où, en tant que voyageur, tu risques de croiser cette activité dans un programme ou via un guide local :
Indonésie (Bali)
Bien que théoriquement illégal, il est massivement pratiqué et toléré à Bali. Les guides locaux ou les chauffeurs proposent très souvent d'emmener les touristes pour une "immersion spirituelle et culturelle" pour assister à un combat ou voir les coqs peints enfermés dans les paniers traditionnels. Certaines agences ou les blogs de voyage "hors des sentiers battus" le présentent comme un passage obligé pour comprendre la culture balinaise.
- Le prétexte : Le combat de coqs (appelé Tajen) est présenté comme un rituel religieux hindouiste de purification (le sang versé devant apaiser les mauvais esprits).
- La réalité : En réalité, le côté religieux est souvent un prétexte pour masquer des arènes de paris très lucratives et particulièrement violentes.
Voici les zones cibles :
- Centre : C'est la zone critique pour les touristes. C'est là que les combats sont les plus fréquents : Ubud, Gianya, Bangli, Sayayan, Tegalalan…
- Est : Région de Karangasem; Sidemen. Les combats y sont fréquents lors des cérémonies de temples.
- Ouest : La région de Jembrana, plus sauvage et moins touristique, mais très active en termes de combats.
Philippines
En tant que leader incontesté des combats de coqs, appelés Sabong, on y propose parfois des excursions touristiques.
- Le prétexte : Il est vendu comme le folklore local ultime et une démonstration de la ferveur populaire, au même titre que le football en Europe.
- La réalité : Les arènes (souvent situées près des zones touristiques comme à Manille ou sur les îles de Visayas) sont très faciles d'accès. Des excursions y sont parfois organisées de manière informelle pour faire découvrir "la vraie vie philippine" aux voyageurs.
On trouve des grandes arènes urbaines à :
- Nord (Luzon) : Manille : Les quartiers de Pasay et de Quezon City abritent de grandes arènes célèbres. Certaines agences ont même proposé par le passé des "Cockfighting Tours".
- Centre (Visayas) : Les îles de Cebu, Siquijor et Negros.
- Sud (Mindanao) : Autour de Davao.
Mexique
Au Mexique, les combats sont indissociables des grandes foires régionales.
- Le prétexte : Les combats ont lieu dans les Palenques, des arènes festives qui accueillent aussi des concerts de musique traditionnelle et des foires.
- La réalité : Lors des grandes fêtes mexicaines (très prisées par les touristes), assister au Palenque est proposé comme une soirée festive typique, associant musique, mezcal et combats…
Voici les zones cibles :
- Centre : Aguascalientes : Feria de San Marcos (avril-mai), fréquentée par les touristes internationaux; Puebla, lors des fêtes patronales.
- Ouest / Centre-Ouest : La région de Jalisco (Guadalajara) : fêtes d'octobre (Fiestas de Octubre); Michoacán, lors des fêtes patronales.
- Est (Golfe du Mexique) : L'État de Veracruz est également une zone de forte tradition.
- Dans le Yucatán, la pratique existe lors des fêtes de village, bien que moins médiatisée que dans le Centre.
République Dominicaine
Totalement légal, les combats de coqs sont très populaires et font partie du paysage local. Ils sont parfois proposés aux touristes lors de fêtes locales ou comme des "traditions authentiques".
Dans le cadre touristique en République Dominicaine, l'exposition des voyageurs aux combats de coqs est l'une des plus directes et des plus difficiles à éviter des Caraïbes. Contrairement à d'autres pays où l'activité est cachée, elle est ici pleinement intégrée à l'offre d'excursions :
- Les excursions "Safari" (Le cas le plus fréquent) :
- Le prétexte : De nombreuses agences locales proposent des excursions en camion tout-terrain : les "Safari Trucks" (type « Safari dominicain » ou « Découverte de la vie locale ») avec la visite d'une plantation de café, de cacao, et d'une maison typique
- La réalité : Très souvent, l'arrêt suivant se fait dans une valla (arène) de village où le guide organise une "démonstration" de combat de coqs pour le groupe.
- Les "Vallas" à proximité des zones de Resorts : les arènes locales ne sont qu'à quelques minutes des grands complexes hôteliers.
- Le prétexte : Des chauffeurs de taxi ou des guides proposent régulièrement aux touristes masculins ou aux couples en quête d'expériences "hors des sentiers battus" de les emmener assister aux tournois du dimanche après-midi, présentés comme la véritable fête du village.
- Le marketing du "Folklore" et les boutiques de souvenirs :
- La réalité : Dans les marchés touristiques, les peintures naïves (style Taïno ou colorées), les sculptures en bois et les t-shirts représentent très souvent des coqs de combat. La pratique est ainsi normalisée pour que le touriste la perçoive comme un élément culturel inoffensif.
Voici les zones cibles :
- Est : C'est la zone la plus critique pour les voyageurs. Au départ de Punta Cana, Bávaro, La Romana ou Bayahibe
- Sud : Saint-Domingue : Coliseo Gallístico de Santo Domingo, au marché du centre colonial…
- Nord (Région du Cibao) : Puerto Plata est le point d'entrée pour de nombreux croisiéristes et voyageurs dans les complexes de Playa Dorada ou Sosúa pour explorer l'arrière-pays incluent quasi systématiquement un arrêt dans une arène de village. C'est ici que la tradition des combats de coqs est la plus virulente. Des villes comme Santiago de los Caballeros et San Francisco de Macorís comptent des centaines de vallas (arènes). Dans cette région agricole, le combat de coqs est un pilier de la vie sociale masculine.
- Nord est : Autour de Las Terrenas & Samaná, dans les villages de la péninsule, les combats de coqs sont très ancrés. Les guides locaux peuvent proposer des visites de vallas rurales lors d'excursions à cheval ou en quad vers les cascades (comme El Limón).
- Ouest (Frontière avec Haïti) : Dans les zones plus reculées comme Elias Piña ou Jimaní, la pratique est omniprésente.
Thaïlande
Très populaire, le combat de coqs est une véritable industrie, souvent perçu comme un héritage noble. Légal et très réglementé. Les combats sont autorisés dans des arènes certifiées. C'est un business qui pèse des millions de bahts, avec des coqs champions dont le prix peut atteindre des sommets.
- Le prétexte : Les touristes sont invités à visiter des élevages ou à assister à des entraînements. On le présente souvent comme "moins cruel" qu'aux Philippines car on ne met pas de lames et parfois, les ergots sont protégés par des bandages pour éviter la mort immédiate.
- La réalité: L'animal subit un stress intense et des blessures internes graves, même sans lame.
Dans les circuits touristiques : il est surtout proposé dans les zones rurales.
- Centre : Autour de Bangkok (Samut Prakan). C'est ici que se trouvent les arènes les plus professionnelles et les plus riches.
- Nord : Autour de Chiang Mai. Les guides proposent parfois des arrêts dans des villages du Nord où les élevages de coqs de combat sont une fierté locale.
- Nord-Est : Isan : zone où la pratique est la plus intensive. Dans cette région pauvre et rurale, presque chaque village possède son cercle de combat; proposé comme une curiosité locale aux rares voyageurs de passage.
- Sud : Présent de manière plus discrète dans les zones rurales reculées, loin des stations balnéaires.
Vietnam
Officiellement interdit (car associé aux paris illégaux), mais largement toléré lors des festivals traditionnels, notamment pendant le Têt (Nouvel An vietnamien), pratiqué de manière clandestine et toléré dans certaines régions rurales. Au Vietnam, la pratique est millénaire (remontant à la dynastie des Ly), mais elle se heurte aux lois modernes sur les jeux d'argent.
- Le prétexte : Pendant les fêtes traditionnelles, les combats de coqs sont organisés sur les places des villages ou près des pagodes. Vendus comme une immersion dans le Vietnam rural et historique, les touristes y sont conviés comme spectateurs d'une "tradition ancestrale".
- La réalité : Malgré l'aspect festif, les animaux sont poussés à l'épuisement total puis à la mort.
Il est parfois proposé aux touristes discrètement sur place :
- Nord : Autour de Hanoï. Dans les villages de métier autour de la capitale (comme Bat Trang ou Duong Lam), des combats sont organisés lors des fêtes de village.
- Sud : Delta du Mékong : Dans les provinces comme Vinh Long ou Can Tho, les combats de coqs sont une distraction rurale courante que les guides de croisière peuvent proposer d'observer.
- Centre : Dans les Hauts Plateaux du Centre (zones de minorités ethniques), la pratique existe mais est moins accessible aux touristes.
L'alternative éthique Voyage Sauvage
Derrière le bruit de la foule, la poussière des arènes et la ferveur des paris, les combats de coqs sont souvent présentés comme le reflet de l'âme d'un peuple pour normaliser l'inacceptable. Mais la culture ne s'écrit pas dans le sang.
Notre rôle de voyageur n'est pas de juger les cultures locales, mais de choisir en conscience ce que nous décidons de soutenir avec notre regard et notre présence.
Chez Voyage Sauvage, on croit qu'une véritable immersion culturelle se fait dans le respect absolu de la vie.
La rencontre avec les communautés locales se tisse à travers la découverte de l'artisanat, le partage de traditions agricoles durables, les marches silencieuses au lever du soleil et l'écoute des chants de la nature - là où le coq chante pour annoncer le jour, libre, debout, et non captif sous une cloche d'osier en attendant la mort.
Le véritable cœur d'une destination ne bat pas dans la fureur des vallas ou des pitts, mais dans le silence sacré de ses forêts et la simplicité de ses zones rurales. Nous vous proposons de tourner le dos aux arènes pour vous emmener là où la nature dicte ses propres lois en toute liberté :
- Une rencontre respectueuse avec le monde rural : Partager le quotidien de communautés locales qui protègent leur environnement, découvrir l'agriculture biologique et comprendre le lien sacré qui les unit à leur terre.
- Une immersion authentique : Randonner sur les sentiers, écouter le chant des oiseaux à l'aube et observer la biodiversité dans son habitat.
- Un engagement : Voyager avec la certitude que votre présence soutient des projets de conservation, plutôt que des activités basées sur l'exploitation.
Avec Voyage Sauvage, vous devenez un voyageur acteur du changement.
Questions fréquentes
Que pouvez-vous faire pour éviter cette activité ?
- Avant de réserver un tour dans l'arrière-pays, demandez explicitement à l'agence ou au guide : "Y a-t-il une démonstration de combat de coqs prévue dans le parcours ?".
- Fuir toute excursion, visite de village ou démonstration qui inclut un combat de coqs dans son programme, même présenté comme "inoffensif".
- Expliquer gentiment mais fermement aux guides locaux que vous refusez d'assister à ces événements, même sous l'étiquette de rituels traditionnels ou de "simples démonstrations sans lame".
- Signaler les agences ou plateformes de réservation qui promeuvent ou vendent ces spectacles sanglants.
- Privilégier l'observation des animaux en liberté.
Les coqs sont ils naturellement agressifs ?
Les coqs, en tant qu'animaux territoriaux, peuvent avoir des confrontations naturelles pour établir une hiérarchie au sein d'un groupe ou pour défendre leur territoire. C'est un comportement inhérent à leur espèce, souvent observé dans les basses-cours.
Cependant, il est crucial de comprendre que ces altercations naturelles n'ont absolument rien à voir avec un combat de coqs organisé tel qu'il est pratiqué dans les arènes :
- La finalité est différente : Les coqs se battent généralement jusqu'à ce que l'un des deux reconnaisse sa défaite et s'enfuie. Le but est d'établir une dominance, pas de tuer. Les blessures sont rares et rarement mortelles. Dans l'arène, les coqs sont forcés de se battre jusqu'à la mort ou l'incapacité totale de l'un des deux. Il n'y a aucune issue, aucune retraite possible.
- L'intervention humaine est totale : Naturellement, les coqs gèrent leurs conflits selon leurs propres codes. En arène, ils sont élevés spécifiquement pour leur agressivité, entraînés intensivement (parfois avec des stéroïdes) et isolés pour exacerber leur instinct de combat.
- Le contexte est perverti/conditionné : Naturellement, le combat est une interaction spontanée liée à la survie ou la reproduction. Ici, le combat est une mise en scène violente dont le seul but est le divertissement humain et les paris financiers.
Nos inspirations
- Livre "Combats de coqs : Histoire et actualité de l'oiseau guerrier" par Olivier Danaë : Ce livre décrit de manière approfondie l'histoire des combats de coqs depuis l'Asie jusqu'à nos jours, en abordant les techniques, les règles et les implications culturelles. C'est une excellente ressource pour comprendre le phénomène dans sa globalité.
- Livre "Bali, interprétation d'une culture" : L'anthropologue américain Clifford Geertz consacre une partie célèbre de cet ouvrage au "combat de coqs balinais", qu'il analyse comme un "bain de sang statutaire". C'est une étude sociologique qui explore le rôle social et symbolique de ces combats à Bali.
- Film "Cockfighter" (Fiction, 1974) : Ce film culte suit un homme obsédé par les combats de coqs, qui a fait vœu de silence jusqu'à ce qu'il gagne le championnat national. C'est une immersion sombre et réaliste dans le monde des parieurs et des éleveurs aux USA.
Nos sources
Nous avons utilisé des photos créées par l'IA pour des question de liberté des droits d'images.
Ci-dessous vous trouverez plusieurs de nos sources pour étayer notre article.
- Humane Society International (HSI) - Fiche Technique Combats de Coqs : Une source très précise sur les blessures, l'entraînement et les liens avec la criminalité : https://www.humanesociety.org/resources/cockfighting-fact-sheet
- ASPCA - Cockfighting Overview : Une analyse claire des mutilations pratiquées sur les coqs : https://www.aspca.org/improving-laws-animals/public-policy/cockfighting
- Games and Amusements Board (GAB) des Philippines : L'organisme de régulation des sports professionnels aux Philippines : https://www.facebook.com/GamesandAmusementsBoard/posts/1305501988277478
- https://gulfnews.com/amp/story/world%2Fasia%2Fphilippines%2Fcockfighting-in-the-philippines-by-the-numbers-its-dark-side-and-disappearances-1.500190058
« Refusons que la souffrance soit un divertissement : exigeons l'interdiction des combats de coqs ! » One Voice (Organisation de protection animale)
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